Qui suis-je ?

Je me nomme Madeleine Guével, j’ai 56 ans et habite le quartier de Ma Campagne, à Angoulême, depuis 1995. Après avoir exercé différents métiers, toujours en rapport avec l’aide à la personne, notamment en milieu hospitalier, puis à domicile auprès de personnes âgées, j’ai, pendant plus de quinze années, consacré tout mon temps et toute mon énergie à l’éducation de mes enfants.

Comme beaucoup de personnes, mon parcours de vie a été semé d’embûches, de difficultés, d’épreuves.

Lors d’une période particulièrement difficile, j’ai découvert « l’univers » des MJC. Toute l’aide que l’on peut y trouver, tout le bien que cela procure, à travers les rencontres, les activités partagées. J’ai fréquenté régulièrement le CSCS MJC Louis Aragon. J’y trouvais écoute, compréhension, conseil, soutien et convivialité.

Très vite je suis devenue une bénévole assidue. J’ai intégré le conseil d’administration et ai participé à toutes les actions possibles. J’ai adhéré aux valeurs qui y sont défendues, ai beaucoup appris, beaucoup reçu.

En 2005, j’ai décroché, au sein de cette structure, un poste d’animatrice dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain de mon quartier. Passionnant. Enrichissant. Puis, quelques années plus tard, je suis devenue responsable du pôle « Familles et Développement social ». J’ai vécu ce que l’on peut appeler une formation sur le tas ! Pendant presque dix années, j’ai acquis compétences et expérience.

Pour avoir voulu rendre au centuple ce que l’on m’avait donné, et parce que c’est dans ma nature de m’engager toujours à fond, j’ai travaillé tant et tant que ma santé s’en est trouvée compromise. En 2014, c’est avec grand regret que j’ai quitté mon emploi dans cette « maison », car pour moi c’en était une.

J’ai alors dû réfléchir à ce que j’allais faire, quel nouvel emploi trouver, sachant que de toute façon, je souhaitais rester dans le social, dans l’animation, dans un rapport aux autres.

J’ai jeté sur la table toutes mes cartes. Qui j’étais, ce que je savais faire, ce que je voulais, et cette idée m’est venue : parce qu’on avait fait attention à moi, qu’on m’avait redonné confiance, qu’on m’avait donné ma chance, j’étais devenue cette personne, fière d’elle-même et du chemin parcouru. À mon tour d’en faire autant, en aidant les personnes à redécouvrir qui elles sont, ce qu’elles valent, ce qu’elles peuvent accomplir, en commençant par le commencement :

 

RETROUVER L’ESTIME DE SOI…